Tout le monde sait que le nombre d'IPs disponible est une ressource limitée (codée sur 32 bits, il y en a 4 milliards de possible). Malgré l'utilisation d'adressage privé et de NAT (Network Address Translation, plus communément appelé Evil NAT par les gens du réseau), il y a de plus en plus de machines et d'objets communiquants en IP et donc qui ont besoin d'adresse.

D'où la naissance d'IPv6, codée sur 128 bits, et qui apporte beaucoup beaucoup plus d'IPs qu'il n'y a de gouttes d'eau dans l'océan. Le problème c'est que personne n'a vraiment fait le pas et tout nouveau service a nécessairement besoin d'une IPv4 qui reste compatible avec tout ce qui existe.

Grâce notamment à l'hébergement mutualisé et aux architectures n-tiers, conjointement au NAT & au PAT (Port Address Translation), ainsi qu'avec la forte pression des organismes comme le RIPE, la demande en IPv4 a pu être servie ces dernières années.

Malheureusement, l'augmentation de la virtualisation, non pas pour la consolidation qui remplace une machine, donc une IP, par une autre, mais plutôt dans l'utilisation "élastique" type Amazon EC2, a aussi fortement augmenter le besoin en IPv4 (1 machine virtuelle = 1 IP) et donc la baisse du stock disponible a fortement baissé.

J'ai mis le compte à rebours fourni par Hurricane Electric sur ma page. Ca fait quand même vachement peur. Toutes les applications développées pour le Cloud aujourd'hui doivent IMPERATIVEMENT être compatible IPv6 sous peine de se retrouver aussi utile qu'un pédalo au milieu du Sahara...